Les quelque 150 000 travailleurs employés dans le secteur des titres-services parcourent, chaque année, une moyenne de 300 millions de kilomètres pour prester leurs heures, dont les 2/3 en voiture, ressort-il d'une enquête menée par la Centrale générale de la FGTB. Fort de ces chiffres, le syndicat socialiste réclame une "indemnité correcte" pour les frais et le temps de déplacement de ces travailleurs.

"Notre priorité est de réduire le nombre de kilomètres parcourus, pour en revenir au principe de services de proximité. Mais en attendant, il faut prévoir une indemnité correcte pour les frais et le temps de déplacement des travailleurs du secteur", a souligné Eric Neuprez, secrétaire fédéral de la Centrale générale.

"Vu les prix des carburants qui ont augmenté de près de 40% ces 5 dernières années, le remboursement correct des frais dans un secteur où le salaire moyen s'élève à peine à 900 euros par mois, constitue une priorité absolue", a-t-il ajouté.

A l'heure actuelle, pour les travailleurs se rendant en voiture chez un client, l'indemnité de déplacement accordée correspond, par journée prestée, à 1/5 de l'intervention dans le coût d'une carte de train hebdomadaire pour la même distance. Quant aux déplacements entre 2 clients dans la même journée, ils sont remboursés à hauteur de 0,13 euro le kilomètre (pour des déplacements de moins de 15 km) et 0,15 euro au-delà. "C'est trop peu et c'est inadmissible", a encore martelé Eric Neuprez.

SOURCE : BELGA

Les entreprises de titres-services seront soumises à un contrôle plus strict, a annoncé lundi la ministre de l'Emploi, Monica De Coninck, après le conseil des ministres. Le nombre maximum de titres qu'une personne pourra se procurer sera quant à lui réduit de 100 unités.

Le dispositif des titres-services rencontre un succès qui ne se dément pas depuis 10 ans. En 2011, quelque 109 millions de titres ont été émis pour 844.347 utilisateurs. Pour 2012, les prévisions font état d'un nombre de 170.000 personnes qui travaillent par le biais de ce mécanisme pour un total de 177 millions d'heures.

Le succès de ce dispositif pèse toutefois sur les finances publiques. Le gouvernement a décidé de contrôler davantage le secteur et de renforcer la lutte contre la fraude qui y serait pratiquée.

Une entreprise qui souhaite être agréée devra s'acquitter d'une caution de 25.000 euros auprès de l'Onem au moment de la demande. L'entreprise devra également soumettre un plan d'affaires approuvé par un comptable. Un retrait de l'agréation sera possible si une entreprise a des dettes auprès de l'ONSS. Un système de déclaration sera mis en place pour faire en sorte que, pour chaque chèque émis, une heure de travail a bel et bien été prestée. Une réduction de 5 euros sera pratiquée par titre-service lorsque des infractions sont constatées. Des sanctions spécifiques relatives à la réglementation des titres services seront inscrites dans le Code pénal social, ce qui permettra notamment d'infliger des sanctions administratives.

Afin d'améliorer les contrôles, un un profil-type d'une entreprise de titres-services sera élaboré. Le services d'inspection pourront de la sorte mieux cibler leurs actions.

Le gouvernement étudiera par ailleurs la possibilité de moduler l'intervention de l'Etat dans le prix global du titre-service pour inciter les entreprises du secteur à favoriser la stabilité et la qualité de l'emploi des travailleurs.

La moyenne actuelle de titres-services par utilisateur sur une année s'élève à 129 unités. A partir du 1er janvier 2013, le nombre maximum de ces titres par utilisateur sera réduit de 100 unités et passera à 400. Le nombre maximum par famille passera à 800. Au-delà de ce plafond, une personne pourra se procurer 100 titres supplémentaires par an, moyennant une augmentation d'un euro par chèque. La limitation ne s'appliquera pas aux personnes handicapées, aux parents d'un mineur handicapé ou aux familles monoparentales. Le maximum est fixé pour eux à 2.000 chèques par an.

 

source: 7/7.be

Des sociétés se sont spécialisées dans une offre de services à domicile, du type bricolage ou plomberie, ciblant en priorité les femmes seules. Une stratégie marketing qui n'est pas du goût des associations féministes.

Tony Micelli, le héros de la série américaine Madame est servie, a repris du service. Dans un marché assombri par l'assèchement des fonds publics, les professionnels des services à la personne rivalisent d'ingéniosité pour tirer leur épingle du jeu. Ainsi, certaines sociétés n'hésitent pas à louer les talents d' «hommes à tout faire» en bricolage, jardinage ou plomberie auprès d'une clientèle presque exclusivement féminine. C'est le cas de la société Papa Bricole, créée en 2007 par Laïd Azzi qui s'est inspiré d'un concept londonien pour répondre à «une vraie demande». «Qu'elles soient mères célibataires ou veuves, les femmes sont de plus en plus souvent seules dans notre société», souligne l'entrepreneur. «Et celles qui sont en couple ont parfois des conjoints qui n'aiment pas bricoler ou n'ont tout simplement pas le temps.»

A l'instar de Papa Bricole, la société Les Jules a investi en 2009 un créneau délaissé par certains artisans. «Ces entrepreneurs ne se déplacent pas pour des tâches aussi petites que monter une étagère, installer des tringles à rideaux ou tailler une haie», explique Guillaume Debuisselle, son cofondateur. Les Jules, aujourd'hui présents à Paris, à Lyon et à Nice, courtisent ainsi les femmes, «qui sont bien souvent décisionnaires en matière d'intérieur et de décoration». Surfant sur la même tendance, la franchise Le Mari à louer tisse progressivement sa toile en France. Né en Italie il y a cinq ans, ce réseau de «gentlemen bricoleurs» s'est exporté avec succès en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche, en Belgique ou en Suède. «Ce besoin existe depuis de nombreuses années en réalité, mais le marché n'était pas structuré», selon Etienne Le Saint, bricoleur au sein du réseau Le Mari à louer basé à Nice. «Les femmes seules n'osaient plus demander de l'aide à leurs amis ou leur famille, d'où l'idée de proposer des dépannages simples.»

Parfois le plombier est … une femme

Des services de la vie courante pour lesquels les tarifs varient de 30 à 50 euros de l'heure, selon la prestation et l'entreprise. «L'offre a vite décollé grâce au bouche-à-oreille, ce qui a débloqué la demande», raconte Etienne Le Saint. L'heure est à l'optimisme pour les «hommes à tout faire». Papa Bricole, qui a vu son chiffre d'affaires exploser de 32.000 euros en 2007 à 270.000 euros en 2011, compte ouvrir de nouvelles agences à travers la France. De même, Les Jules ont multiplié leur chiffre d'affaires par deux entre 2010 et 2011, sans toutefois en préciser le montant. Quant au Mari à Louer, son succès surprend même la direction italienne. «Le démarrage du concept en France a été beaucoup plus rapide qu'en Italie, où le réseau compte aujourd'hui plus de 30 professionnels», affirme Etienne Le Saint.

Un essor qui n'est pas du goût des associations féministes. «Ces sociétés s'appuient sur un cliché sexiste, à savoir que les femmes ne savent pas planter un clou ou qu'elles ne peuvent pas se passer d'un homme à la maison, pour vendre des services», déplore-t-on au sein d'Osez le féminisme. De leur côté, Les Chiennes de garde s'interrogent: «Peut-on jouer avec les stéréotypes sexistes dans une société où l'égalité femme-homme n'est pas acquise?» Des accusations de machisme que réfutent les apprentis «Mac Gyver», même si plus de 80% de leur clientèle sont des femmes. «Les quelque 20% restants sont des hommes qui assument parfaitement le besoin de nous appeler à l'aide», insiste Laïd Azzi, de Papa Bricole. Quant aux Jules, ils se défendent de cibler uniquement les femmes. «Nous avons élargi notre offre aux petites entreprises qui n'ont pas les moyens de payer un employé de maintenance à temps plein», explique son cofondateur. Enfin, note Etienne Le Saint, de Mari à Louer, «notre secteur n'est pas du tout fermé. La preuve, il arrive parfois que le plombier ou le dépanneur soit une femme!»

 

Source: le figaro.fr/conso

(Belga) Les Belges ont acheté l'an dernier 108,66 millions de titres-services, soit 11,8% de plus qu'en 2010, écrivent mercredi L'Echo et De Tijd.

En 2011, les Flamands ont acheté 60,99% des titres émis, les Wallons prenant à leur compte 27,45% des chèques et les Bruxellois 11,56%. Le nombre d'utilisateurs de ces chèques destinés à financer des travaux ménagers est lui aussi en progression. Ainsi, l'an dernier, 830.804 familles y ont recouru (+9,2%). Corollaire de ce succès, l'Onem, qui paie 20,80 euros par chèque, doit mettre de plus en plus d'argent dans les chèques services. Le dispositif lui a coûté 1,4 milliard d'euros en 2011, contre un peu plus de 1,2 milliard en 2010. (TVP)

Source Belga

Les Belges ont acheté pour 108,66 millions de titres-services en 2011, soit 11,8 % de plus en un an.

En 2011, les Flamands ont acheté 60,99 % des titres émis, les Wallons prenant à leur compte 27,45 % des chèques et les Bruxellois 11,56 %, écrivent mercredi L'Echo et De Tijd.

Le nombre d'utilisateurs de ces chèques destinés à financer des travaux ménagers est lui aussi en progression. Ainsi, l'an dernier, 830.804 familles y ont recouru (+9,2 %).

Corollaire de ce succès, l'Onem, qui paie 20,80 euros par chèque, doit mettre de plus en plus d'argent dans les chèques services. Le dispositif lui a coûté 1,4 milliard d'euros en 2011, contre un peu plus de 1,2 milliard en 2010.

Source: Belga