Source Belga

Après une légère baisse en 2014, la consommation de titres-services est repartie à la hausse de 2015, indique jeudi l’Office national de l’Emploi (Onem). Par ailleurs le nombre de travailleurs en crédit-temps (+6,5%) ou en interruption de carrière (+2,8%) a sensiblement augmenté en 2015 par rapport à l’année précédente, rapporte jeudi l’Office national de l’Emploi (Onem).

 

Au total, près de 125 millions de titres-services ont été utilisés au cours de l’année 2015 en augmentation de 3,9% par rapport à l’année précédente.

Le nombre d’utilisateurs actifs a lui aussi augmenté (+4,7%) et la consommation moyenne par utilisateur, qui avait baissé à 119 titres par an en 2014, est remontées à 123 (+3,4%).

Le nombre de titres achetés a fortement augmenté en 2015 (+8,5%), mais cette importante hausse doit être nuancée par le fait que de nombreux utilisateurs avaient commandé davantage de titres fin 2013 avant l’augmentation de leur prix annoncée au 1er janvier 2014. L’augmentation a cependant été moins élevée en Wallonie, «sans doute en raison de l’avantage fiscal (réduction d’impôts de 10% au lieu de 30%) sur l’achat décidée par la Région», souligne l’Onem.

Par contre, le nombre d’entreprises agréées a continué à diminuer sensiblement (-10,9%). «En 2105, il restait 2.030 entreprises actives contre 2.753 en 2012, soit une diminution d’un quart sur trois ans.» Cette diminution peut être imputée aux mesures de professionnalisation du secteur imposées par la réglementation et aux contrôles renforcés, souligne l’Onem.

Les titres-services ont été régionalisés, mais l’Onem était encore chargé de leur opérationnalisation l’an dernier.

Le nombre de travailleurs en crédit-temps (+6,5%) ou en interruption de carrière (+2,8%) a sensiblement augmenté en 2015 par rapport à l’année précédente, rapporte jeudi l’Office national de l’Emploi (Onem).

Au total, 143.387 travailleurs du secteur privé étaient en crédit-temps au cours de l’année 2015. La plus forte part de ces travailleurs (105.619) bénéficiaient d’une réduction du temps de travail d’un cinquième temps. Ce type de crédit-temps est en forte hausse de 10,7% sur un an.

Les interruptions de carrière ordinaires, qui concernent les travailleurs du secteur public, sont elles aussi en augmentation l’an dernier (2,8%) et concernent 70.594 travailleurs.

Enfin, les congés thématiques (congé parental, assistance médicale, soins palliatifs) sont également en légère hausse (+ 1,5%). Au total, 74.126 travailleurs en bénéficiaient en 2015. La grande majorité concerne le congé parental (58.374, +1,9%).

 

 

Source Belga

Le nombre de titres-services achetés en 2015 est en hausse par rapport à 2014 dans les trois Régions du pays, ressort-il des statistiques de l'Office national de l'emploi (Onem). Au total, les utilisateurs ont acheté 125 538 024 chèques, soit près de 8,5% de plus qu'en 2014.

Le prix des chèques avait augmenté de 50 cents le 1er janvier 2014 et, durant l'année qui a suivi, 5,6% de titres-services en moins avaient été achetés. En 2015, le nombre de titres-services achetés est nettement reparti vers le haut.

C'est en Flandre que la hausse est la plus sensible: + 10,3%. A Bruxelles, l'augmentation est de 8,4%, et de 4,2% en Wallonie.

"L'évolution générale est positive. De plus en plus de clients entrent dans le système", commente Federgon, la fédération des prestataires de services RH, qui représente 35% du marché des titres-services."Ce qui compte pour nous, ce ne sont pas les chèques achetés mais ceux effectivement introduits. Et, sur ce plan, la hausse est moins importante", nuance-t-elle toutefois.

Du 1er janvier à fin novembre 2015 (derniers chiffres disponibles), le nombre de titres-services utilisés a augmenté de 3,2% en Belgique mais il a continué à diminuer en Wallonie, de 1,2% (contre +4,9% en Flandre et +3,2% à Bruxelles), selon Federgon.

D'après la fédération, la Wallonie pâtit de sa décision de réduire la déductibilité fiscale des titres-services (les ménages peuvent déduire 10% depuis 2015, contre 30% auparavant et dans les autres Régions).

Le nombre d'entreprises agréées, lui, poursuit sa chute. Fin décembre 2015, il est passé à 1.947 sur l'ensemble du territoire. "Elles étaient encore 2.754 en décembre 2011. Cette évolution est imputable aux mesures de professionnalisation du secteur (nouvelles conditions d'agrément dont notamment le cautionnement de 25.000 euros demandé aux nouvelles entreprises) et à l'effet des contrôles renforcés", avait expliqué précédemment l'Onem.

Depuis le 1er janvier 2016, les titres-services relèvent de la compétence des Régions. Federgon se dit plutôt optimiste. "Les niveaux régionaux défendent l'emploi et ne veulent pas mettre le secteur en difficulté. C'est un facteur de confiance", observe la fédération.

Régionalisation du titre-service en 2016

Depuis le 01.01.2016, le titre service a été régionalisé: nous vous donnons rendez-vous sur l'espace sécurisé de la région dont dépend votre domicile légal:

Pour la Wallonie: https://extranet.wallonie-titres-services.be
Pour Bruxelles: https://extranet.titresservices.brussels
Pour la Flandre: https://extranet.dienstencheques-vlaanderen.be

Certaines fonctionnalités, telles que l'historique de commande ou le suivi de prestation restent toujours accessibles pour vous aider dans la gestion de vos anciens titres-services gérés par l'Onem jusque fin 2015.

Transfert de votre portefeuille de Titres-Services électroniques:

Au 1er janvier 2016 , votre portefeuille de titres-services électroniques a été migré dans le nouveau système régional. Chaque utilisateur retrouve tous ses titres-services électroniques dans son espace sécurisé de sa région. Ce transfert permet une gestion plus aisée de vos titres-services électroniques sur un seul et unique site tout en préservant toutes les conditions d'utilisation.

Le secteur des titres services emploie 20 000 personnes à Bruxelles. Le chiffre est impressionnant, pourtant, ces deux dernières années, une centaine d'entreprises de titres services ont dû mettre la clef sous le paillasson. Il y a plusieurs raisons à cela : notamment le fait qu'au lancement de ces titres-services, beaucoup de monde a voulu se lancer dans l'aventure sans avoir pour autant les capacités de gérer une telle entreprise. Aujourd'hui donc, le secteur se resserre. Et cela peut surprendre, mais en réalité, c’est plutôt une bonne nouvelle.

Chez Aaxe titres services, on emploie aujourd’hui 2600 personnes. C’est l’un des gros acteurs à Bruxelles. Ici, on pointe le manque de professionnalisme de certaines sociétés. "Il y a quelques années, explique Benoit Biethlot (directeur adjoint d’Aaxe titres services), on disait en souriant : n’importe quelle personne avec un chapeau pouvait ouvrir sa société de titres-services. On a eu le cas de dames qui nous ont montré des contrats rédigés au crayon, ou des dames qui n’avaient plus été payées depuis des mois et qui nous demandaient ce qu’elles devaient faire…"

A l’origine, il y avait en effet très peu de contraintes pour monter son entreprise dans le secteur. Mais les choses ont changé. Les contrôles de l’ONEM se sont faits beaucoup plus systématiques. Et cela explique en partie la disparition de certaines entreprises.

"Il y a eu près de 20% d’entreprises en moins dans le secteur, détaille Arnaud Legrelle (directeur Wallonie et Bruxelles de Federgon, qui représente le secteur). Mais cette chute montre d’abord et avant tout une rationalisation du secteur."

Comprenez : les titres services ne sont pas en crise. Le secteur se resserre, se concentre, sur les entreprises plus stables. "Cela ne peut être qu’une bonne nouvelle pour les travailleurs, pour l’Etat (qui finance une grande partie du dispositif) et, in fine, pour le client-utilisateur."

En janvier 2016, les titres-services seront régionalisés. Une source d’inquiétude: en particulier à Bruxelles, puisque beaucoup de travailleurs basés dans la capitale travaillent aussi en Wallonie et en Flandre.

Imaginez des formats de chèques services différents, des règles différentes région par région… Tout cela à traiter au quotidien. Ce scénario de pire inquiète les quelques 370 entreprises de titres services bruxelloises.

 

Source RTBF

 

La déductibilité des titres-services (actuellement 30%) sera diminuée de deux tiers. C'est une des mesures contenues dans le budget 2015 du gouvernement wallon. Un budget présenté il y a un mois environ par les différents ministres mais dont les détails arrivent seulement. L'Union des entreprises de titres-services (Unitis) craint un glissement vers le travail en noir.

30% du montant des titres-services peuvent actuellement être déduit fiscalement. Ce ne sera plus que 10% en Wallonie à partir de l'an prochain. Katthy Wimot gère une agence à Namur et pour elle, cette décision aura un impact sur la demande.

Une mesure qui aura une incidence sur les comportements mais aussi sur le profil des utilisateurs. Comme cela s'est déjà vu lors de l'augmentation de la valeur du titre-service passée récemment de 7,5 euros à 9 euros.

"Certains ont diminué le nombre d'heures qu'ils prenaient : de 5 heures, ils sont peut-être passés à 3 heures par semaine ou à la quinzaine. Certains ont arrêté. Mais d'un autre côté la clientèle évolue et change avec le temps. Les clients qui ont beaucoup plus les moyens vont continuer à travailler avec les titres-services", explique Katthy Wimot.

De plus petites agences de titres-services souffriront sans doute davantage de cette mesure budgétaire. Mais dans le cas d'agences qui appartiennent à un grand groupe, on s'inquiète finalement peu. Katthy Wilmot emploie une cinquantaine d'aide-ménagères et bientôt davantage : "Je viens d'engager trois personnes sur le trimestre et je compte encore engager d'ici une quinzaine de jours donc la demande est là".

"Crainte de voir le secteur glisser vers le travail au noir"

Tout le monde ne partage pas cet enthousiasme. L'Union des entreprises de titres-services (Unitis) "craint de voir le secteur glisser vers le travail au noir" face à la décision de la Région wallonne de raboter la déductibilité des titres, a réagi vendredi la présidente du groupement, Nathalie Garcia. "Aujourd'hui, sur les 9 euros que coûte un titre, on retouche 2,70 euros sur sa note d'impôt. L'an prochain, ce montant sera équivalent à 0,9 euros", explique Mme. Garcia.

"Après deux augmentations de tarifs, c'est encore une fois le secteur des titres-services qui trinque avec cette diminution de la déductibilité", regrette la présidente d'Unitis. "Le but des titres était de faire reculer le travail non déclaré dans le secteur. Mais les dernières mesures ont fait baisser la demande. Aujourd'hui, elles ont un effet inverse. Avec la diminution des volumes de travail, on craint de voir le secteur glisser vers le travail au noir."

Le nombre de chèques vendus en Région wallonne a reculé de 2 millions en septembre 2013 à 1 850 000 au même mois en 2014, selon les chiffres d'Unitis.

Précisons qu'avec cette mesure budgétaire, le gouvernement wallon compte économiser environ 50 millions d'euros.

 

source:Rtbf