Hausse de 8,5% des titres-services achetés en 2015

 

Source Belga

Le nombre de titres-services achetés en 2015 est en hausse par rapport à 2014 dans les trois Régions du pays, ressort-il des statistiques de l'Office national de l'emploi (Onem). Au total, les utilisateurs ont acheté 125 538 024 chèques, soit près de 8,5% de plus qu'en 2014.

Le prix des chèques avait augmenté de 50 cents le 1er janvier 2014 et, durant l'année qui a suivi, 5,6% de titres-services en moins avaient été achetés. En 2015, le nombre de titres-services achetés est nettement reparti vers le haut.

C'est en Flandre que la hausse est la plus sensible: + 10,3%. A Bruxelles, l'augmentation est de 8,4%, et de 4,2% en Wallonie.

"L'évolution générale est positive. De plus en plus de clients entrent dans le système", commente Federgon, la fédération des prestataires de services RH, qui représente 35% du marché des titres-services."Ce qui compte pour nous, ce ne sont pas les chèques achetés mais ceux effectivement introduits. Et, sur ce plan, la hausse est moins importante", nuance-t-elle toutefois.

Du 1er janvier à fin novembre 2015 (derniers chiffres disponibles), le nombre de titres-services utilisés a augmenté de 3,2% en Belgique mais il a continué à diminuer en Wallonie, de 1,2% (contre +4,9% en Flandre et +3,2% à Bruxelles), selon Federgon.

D'après la fédération, la Wallonie pâtit de sa décision de réduire la déductibilité fiscale des titres-services (les ménages peuvent déduire 10% depuis 2015, contre 30% auparavant et dans les autres Régions).

Le nombre d'entreprises agréées, lui, poursuit sa chute. Fin décembre 2015, il est passé à 1.947 sur l'ensemble du territoire. "Elles étaient encore 2.754 en décembre 2011. Cette évolution est imputable aux mesures de professionnalisation du secteur (nouvelles conditions d'agrément dont notamment le cautionnement de 25.000 euros demandé aux nouvelles entreprises) et à l'effet des contrôles renforcés", avait expliqué précédemment l'Onem.

Depuis le 1er janvier 2016, les titres-services relèvent de la compétence des Régions. Federgon se dit plutôt optimiste. "Les niveaux régionaux défendent l'emploi et ne veulent pas mettre le secteur en difficulté. C'est un facteur de confiance", observe la fédération.