1 belge sur 10 utilise les titres-services

1 belge sur 10 utilise les titres-services

7,50 euros pour une heure de ménage qui vaut en réalité 21.41 euros avec en prime une déduction fiscale, normal que plus de 760.000 Belges y aient recours régulièrement. Revers de la médaille, les titres-services coûterait trop cher à l’état. Leur survie est-elle partiellement menacé ?

Le titre-service, c’est tout bénéfice pour l’utilisateur et le prestataire de services. En effet, pa mal de personnes ont été mises au travail grâce à ce système. En 2010, on y comptait ainsi près de 144.000 travailleurs actif. Selon certains chiffres, ces emplois « titres-services » représenteraient un tiers des emplois créés grâce aux aides de l’état ces dernières années. En outre, le nombre d’entreprises agréées ne cesse d’augmenter. En juin 2001, on en dénombrait 2.730. Revers de la médaille , les titres-services coûtent très cher à l’état : 1.3 milliard en 2010. « Et l’état en a récupéré 600 millions d’effet retour, via les cotisations sociales et la fiscalité, »précise Joëlle Milquet, la ministre de l’Emploi. Pour elle, les chiffres sont bons mais »on peut encore faire des choses pour alléger les coûts ».

En effet, en ces temps budgétaires difficiles, certaines voix, surtout flamandes, plaident pour une augmentation des titres, voire un usage réservé à certains belges qui en auraient plus besoin que d’autres. Ainsi Luc Coortebeeck, le président de la CSC déclare que les titres services pourait être plus chers. Même s’il estime que le système constitue un bon outil pour l’emploi, il relève que « Nous payons simplement actuellement en deça des prix au noir ». le syndicaliste dit préférer que les autorités fassent des économies via ce type de subsides plutôt que sur la sécurité sociale et les pensions.

Quant au ministre flamand, Jos Vandeurzen, il se base sur une étude de la KULeuven pour déclarer que « Ce système est devenu impayable pour l’état puisque cela nous coûte 2,2 milliard par an, soit deux fois plus que ce que la ministre Milquet annonce. » Pourtant Joëlle Milquet persiste et signe : »Il est hors de question de remettre le système en cause, d’augmenter la valeur nominale ou de limiter les catégorie bénéficiaires ; cela supprimerait des emplois et toucherait des personnes qui en ont besoin. Si on suit cette voie-là, on peut oublier la création des 250.000 emplois annoncée à l’Europe ».

Mais on l’a vu, la ministre de l’Emploi parle cependant d’économie. Et dans sa note, le formateur évoque la suppression de la déductibilité fiscale ou la modulation des prix au-delà de 200 titres-services par personne ou de 400 par ménage, soit l’utilisation moyenne d’une famille. Dans l’entourage d’Elio Di Rupo, on précise bien qu’il s’agit là d’une position de compromis d’une formation et non de la position du PS.

 

Le supplément gratuit au journal Le Soir du 14 octobre 2011